A chaque jour suffit sa peine !

Article : A chaque jour suffit sa peine !
1 juin 2015

A chaque jour suffit sa peine !

Hier matin, je me suis levée relativement tôt pour aller à mon entretien. Relativement tôt parce que mon réveil n’a pas sonné ce matin-là. Je me suis levée en sursaut pour prendre ma douche et me mettre en route.
20 minutes à attendre au bord de la route et aucune voiture ne passe.
Je commençais à m’inquiéter quand un passant me fit comprendre que la grève des taxis avait commencé ce matin. Oh mon Dieu comment peuvent-ils décider de s’arrêter de travailler sans prévenir ? Pensais-je. Me voilà en train de marcher aussi vite que je peux pour rejoindre la grande voie. Dans ma course folle, je manquai de tomber, ralenti par un caillou, quand je vis une connaissance qui me prit dans sa voiture, pour me conduire dans la zone de mon entretien. Dans la zone, enfin, à environ 1 km de ma destination. Je regardai ma montre, j’étais définitivement en retard. Je repris ma marche les larmes aux yeux pendant une quinzaine de minutes.

J’arrivai enfin sur le lieu d’entretien complètement en nage. Après avoir pris quelques renseignements à la réception, je trouvai une place pour m’assoir. Tout le monde me regardait, je continuais de transpirer à grosses gouttes. J’essayais de me concentrer sur ma présentation et les éventuelles questions de mon interlocuteur.
Malgré la climatisation de la salle, je sentais toujours une chaleur dans mon corps. Je pensais au stress.
Mon estomac me faisait quelques signes, mais je ne prêtais pas attention. Je cherchais un mouchoir en vain dans mon sac pour m’éponger, quand ma voisine m’en proposa. Je sentis ensuite une violente douleur dans mon estomac. Ça ne pouvait pas être ce que je pensais. Pas aujourd’hui.
Je palpais doucement mon ventre pour essayer de comprendre ce qui se passait. Apparemment, ce n’était pas les papillons du stress mais plutôt le ragoût de la veille qui cherchait sa sortie vers le sud.

A ce moment je me mis à prier. Je demandai à Dieu de me conférer tous les pouvoirs qu’il m’avait promis à mon baptême pour exorciser mon ventre. C’était une réelle force du mal qui tourmentait mon pauvre ventre. J’apposai ma main sur la partie douloureuse. 2 minutes après, pas de miracle. Je dus me lever pour aller demander les toilettes.
J’avançais d’un pas hésitant et les fesses serrer vers le comptoir. La réceptionniste me fit signe de la main pour m’indiquer les toilettes. C’est quand on est proche de la délivrance que les muscles veulent se relâcher. La salle d’attente était pleine et je me dirigeais doucement vers la porte à côté. Mes fesses se relâchaient et je laissai échapper un petit pet fluet. Je priai qu’il soit assez discret, quand le rire d’une personne me fit comprendre que tout le monde avait entendu.
Je rejoignis la salle d’eau pour évacuer le mal en regardant droit devant moi. Dans la précipitation la fermeture éclair de mon pantalon craqua. Mon chemisier trop court pourrait cacher à peine l’ouverture. Des bruits tantôt sourds tantôt puissants en sortaient, mais à ce stade que pouvais-je faire ? Je regardai ce qui sortait de moi. Je n’étais plus une lady juste un estomac malade. Je tirai trois fois la chasse d’eau, rien ne sortait, pas d’eau. Je dus laisser les toilettes dans cet état. Je retournai malgré tout dans la salle pour attendre mon tour.
J’étais maintenant face à mon interlocuteur et je tentais de m’assoir délicatement dans le fauteuil qu’il me désignait. Je crus mourir quand son regard tomba sur mon pantalon ouvert.

 

PS : Ceci est une fiction je suis une lady :3

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Commentaires

Benjamin Yobouet
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hahaha trop marrant, quelle histoire: une belle fiction, vivement la suite !

yaomariette
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lol merci

TETE
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Gagagagaga mas donné une tres bne humeur ce matin

yaomariette
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Ah je suis contente alors

Aly Badra Coulibaly
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Je retiens ceci de tres exaltant, quand on lit une belle plume ' C’est quand on est proche de la délivrance que les muscles veulent se relâcher.' Lady on attend la suite

yaomariette
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Merci Aly :)

Zak Le Messager
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Hummm vraiment hein, c'est moment qu'on ne souhaite qu'en fiction.